Publié par : centpourcentvrai le : octobre 30, 2009
Wilfried travaille pour l’infogérance d’une grande société.
Lorsqu’un ordinateur tombe en panne, il tente de récupérer les dossiers sur le disque dur, et il s’intéresse tout particulièrement aux Dossiers « perso ».
Il prend bien garde de ne pas montrer d’intérêt aux personnes qu’il a ainsi piratées, pour qu’elles ne se doutent de rien.
Il attend le grand jour, le dossier bien juteux dont il pourra tirer parti. Pour son roman.
Publié par : centpourcentvrai le : octobre 30, 2009
Un appel anonyme et cauteleux qui me dit que ma voiture a été repérée, cet après-midi, devant tel hôtel et qu’on a des preuves…
Publié par : centpourcentvrai le : octobre 30, 2009
J’ai été marraine de guerre.
Publié par : centpourcentvrai le : août 29, 2009
Après l’appel à la prière retentissant dans ce site grandiose, les participants du raid se préparent à des départs échelonnés selon les catégories.
J’entends clairement cette demande :
Quelqu’un a un préservatif à me passer ?
C’est le séducteur de service débarrassé de la surveillance de sa femme partie un quart d’heure avant lui.
Plus loin, je remarque que les cyclistes se sont abrités dans une grotte, et plus loin encore je rejoins la femme du séducteur et chemine un moment avec elle.
Au milieu de la piste trône un préservatif usagé.
Aucun mot n’est échangé.
J’imagine avec bonheur le groupe des cyclistes. Une femme, la cinquantaine bien conservée, accompagnée par un homme et son neveu, encourageant tous les deux le séducteur à la satisfaire.
Publié par : centpourcentvrai le : août 5, 2009
Le dernier reproche qui vient à l’esprit vis-à-vis de celui ou de celle pour qui on n’est plus rien (qu’un boulet) :
Ce n’est pas moi qui suis venu(e) te chercher !
Publié par : centpourcentvrai le : juillet 14, 2009
Quelques citations de « centpourcentvrai » :
Comment peut-on vivre en étant amoureux ? Comment peut-on survivre sans l’être ?
Nous avons tous besoin de nombreuses amours
De confidences en expériences, j’en viens à me demander si la rupture n’est pas la cause principale du cancer. Les Simonton parlent dans leur livre d’une circonstance déclenchante, qui va favoriser la survenue de la maladie fatale. « La voix de son maître » m’a confié que pour lui, la circonstance était le divorce.
La rupture, cet situation inconfortable où la pulsion de mort risque de l’emporter…
Je voudrais militer pour des ruptures heureuses. Pour cela, changer l’éducation, la littérature, les séries à l’eau de rose, le mariage en blanc, les idées reçues, les illusions…
Publié par : centpourcentvrai le : juillet 14, 2009
J’ai transporté des spermatozoïdes dans mon soutien-gorge pour aller me faire inséminer.
Publié par : centpourcentvrai le : juin 7, 2009
Quiconque se trouve du bon côté de la rupture, finit par dévoiler son côté « monstre froid ».
Cette étape survient dans la durée de la rupture, car ne l’oubliez pas, toute rupture est un marathon. Il faut dire que dans la rupture, les deux parties n’ont pas la même échelle de temps.
Celui qui quitte voudrait bien se débarrasser de la corvée des larmes et estime avoir fait son devoir d’écoute au bout d’une semaine. Or une semaine, c’est peut-être simplement le moment où l’autre commence à réaliser ce qui lui arrive. A ce stade, la prévenance est prise comme un signal que ce n’est peut-être pas vrai, que tout peut recommencer comme avant, que tout espoir n’est pas encore perdu.
Il faut des semaines, et sans doute des mois, pour que cet espoir disparaisse, pour que la souffrance apparaisse, en même temps que la colère, l’incompréhension, la mauvaise estime de soi, les envies de suicide, les pleurs, les menaces, les « Et moi, et moi ? ».
Toute attitude conciliante de la part de celui qui quitte, ne fait que prolonger cette phase. C’est là qu’apparaît le monstre froid qui s’exaspère :
« C’est fini, les choses ne sont plus comme avant, pourquoi ne le comprends tu pas ? »
Et de mettre les points sur les « i » avec cruauté, en ne rappelant pas, en soupirant, en étant sourd aux demandes, en étant indisponible, en montrant tout ce qu’on fait avec plein d’autres personnes, en entretenant une mémoire sélective qui ne permet plus de se mettre à la place de l’autre personne. En deux mots comme en cent, en faisant prendre conscience à celui qui est quitté qu’il n’est plus rien qu’un vague souvenir éventuellement bon, auquel on veut bien faire l’aumône d’un signe de temps en temps.
Publié par : centpourcentvrai le : mai 24, 2009
Oh ciel, comment peut-on aimer des êtres aussi différents de nous, qui croient que la seule chose qu’on attend d’eux, c’est qu’ils nous fassent l’amour, qui repartent tout penauds s’ils ne le peuvent pas, qui ne prennent pas la peine de se déplacer s’ils n’ont pas cette éventualité en vue, qui ne changent pas la moins du monde leurs habitudes pour nous, qui nous préfèrent leurs copains pour se confier, qui nous croient quand on leur dit que ça va sans eux, qui ne voient pas nos yeux rougis à les attendre, nos préparatifs acharnés pour leur plaire. Non, vraiment les hommes ne comprennent rien ; ils ne savent que nous faire souffrir avec désinvolture et bonne conscience.
(texte toujours d’actualité)
Publié par : centpourcentvrai le : mai 24, 2009
L’américain n’avait besoin que d’une qualité : s’intéresser à moi.
Dans nos conversations ultérieures, il m’apprendra qu’il avait décidé de « me posséder » dès le premier jour où il m’avait vu.
D’ailleurs, cela semblait un mode de vie normal pour les noirs de Boston que de coucher avec qui leur plaisait. En s’alliant à une famille catholique irlandaise qui fustigeait ceux qui faisaient sêcher leur linge côté rue et qui s’exclamait : Adultry is adultry, il allait devoir réviser ses habitudes et son comportement.
Lors de ma seconde visite deux ans plus tard, il était en pleins ennuis et était obligé de bien se tenir. J’avais senti que les relations avec ses belles-sœurs s’étaient refroidies. Il avait dû faire amende honorable de ses errances passées et adopter un comportement exemplaire pour se racheter. Tout en étant chaperonné par la grand-mère !
Publié par : centpourcentvrai le : mai 24, 2009
La rupture, c’est comme le deuil ou la maladie. Il faut de petites doses d’espoir comme des accalmies, pour relâcher un instant l’étau de la souffrance. L’espoir que tout recommence, que l’être aimé nous revienne, et nous envoie enfin la carte de Saint Valentin manquante.
L’espoir de se parler comme avant, même si l’on ne conserve que le côté amitié de la relation. Avant de comprendre que ce n’est pas possible.
Se contenter ensuite de quelques appels épisodiques.
Renoncer même aux reproches par lesquels on espérait arranger les choses pour prolonger les bons moments.
Renoncer enfin à être celle qui comprend tout et qui relance toujours.
Cela prendra des semaines, des mois ou des années, et un jour on a enfin compris et admis que c’est fini pour toujours.
Publié par : centpourcentvrai le : mai 24, 2009
Tu avais dit : la prochaine fois, c’est moi qui appellerai…
Que de promesses non tenues, de lettres non reçues, d’e-mails oubliés, d’appels différés, de téléphones muets !
Tu ne penses pas à moi, c’est évident, tu n’en as pas le temps… même au cours de tes promenades solitaires. Tu ne te rappelles pas de mon existence, ne serait-ce que pour m’envoyer un court message !
C’est ainsi, les choses ont changé, tu n’es pas disponible pour moi, tu m’as même oublié, c’est comme ça, on n’y peut rien…
Même si tu as cru pouvoir me dire que tes sentiments pour moi n’ont pas changé, ou que je suis importante, ou que je suis la plus spirituelle de tes amies, tu t’es trompé.
C’est comme ça, c’est fini.
Soudain tu te rappelles de moi et tu t’acquittes d’un devoir. Mais le coeur n’y est pas. Tu n’as pas envie d’entendre ce que j’ai à te dire. Et le temps que tu me consacres s’amenuise comme une peau de chagrin.
C’était infiniment prévisible : l’amour ne se prolonge pas. Je le sais d’expérience, j’ai été plus souvent celle qui quitte et oublie.
Publié par : centpourcentvrai le : mai 21, 2009
Mon meilleur ami vient de me faire part d’une technique littéraire qui existe depuis Virgile et qui consiste à supprimer la première ligne pour entrer tout de suite dans le vif du sujet.
Elaguons, élaguons donc…
La vie est curieuse.
Après avoir été pendant longtemps débordée,
Je tue le temps en écrivant mes mémoires,
Dans un bureau ressemblant à un placard.
Enfin, je ne suis pas véritablement au placard, je suis juste Out. Et pour des raisons écologiques je n’ai pas allumé la lumière de mon bureau aujourd’hui.
Une rime me vient sur les charognards, ceux qui ont réussi mieux que moi parce qu’ils savaient s’adapter au système.
Peu à peu j’élague, jusqu’à devenir réellement monomaniaque (et monogame) et pourtant pour moi, la monomanie, c’est la mort !
Il faut s’ajouter ce qu’on trouve. Mais je ne trouve plus. L’alzheimer me guette. J’ai soudain des hypermnésies qui me font réciter des passages de « Le diable et le bon dieu ».
Je leur ferai horreur puisque je n’ai pas d’autres moyens de les aimer
Je leur donnerai des ordres puisque je n’ai pas d’autre moyen d’obéir
Je resterai seul avec ce grand ciel vide au-dessus de ma tête puisque je n’ai pas d’autre moyen d’être avec tous.
Publié par : centpourcentvrai le : mai 21, 2009
Lettre à mes parents
Merci merci d’avoir été des parents honnêtes et généreux, me transmettant votre droiture, votre bonté, et me mettant à l’abri du besoin matériel après vous être privés.
Je vous aime.
J’ai dû vous cacher beaucoup de choses pour ne pas vous affoler. Ma vie a été riche et heureuse. Je me suis bien amusée. J’ai une œuvre abondante sur Internet et mon meilleur ami vous en fera parvenir un digest épuré. Ces dernières années je me suis beaucoup investie dans des activités que je devais vous cacher, parfois.
Transmettez mon souvenir à toute la famille et dites leur que j’étais très heureuse.
Lettre à mon frère
C’est avec ton appendicite que j’ai compris comme j’aimais mon frère, c’est avec elle que tu as disparu de ma vie, mais ce n’est pas grave. Nous sommes des codépendants, je raconte mon expérience dans ce domaine sur le net. Tu recevras un exemplaire de mes œuvres complètes expurgées.
Je te souhaite tout le bonheur du monde ainsi qu’à ta femme et ta fille.
Lettre à l’éditeur
Il existe un film sur ce thème, qui m’a beaucoup intéressé. Une femme meurt dans un accident d’avion et son mari découvre toute une vie secrète qu’il ne lui connaissait pas. Si j’écris, c’est également pour essayer d’expliquer.
C’est mon côté pédagogue.
Publié par : centpourcentvrai le : mai 21, 2009
L’ennui avec les biographies, c’est qu’elles commencent par l’enfance… songeais-je en lisant le livre de Hubert Reeves, « Je n’aurai pas le temps ».
Commençons par la fin, donc.
Ceci est mon testament.
Lettre à mon mari
Cette chanson de Jacques Brel que je comptais passer à tes funérailles, j’aimerais qu’on l’écoute aux miennes, elle dit tout :
« Mon amour, mon doux, mon tendre, mon merveilleux amour… »
Peux-tu transmettre mon carnet d’adresse à ma meilleure amie, pour qu’elle se charge de prévenir mes contacts de ma disparition ?
Je te confie mes parents, à toi de leur transmettre la lettre qui leur revient.
Lettre à ma meilleure amie (F)
Prends dans mon sac mon carnet d’adresse, il te faudra prévenir par lettre ceux dont l’adresse est indiquée. Et transmettre à mon meilleur ami (G) la lettre suivante ainsi que le contenu de mon tiroir qui devrait t’être expédié.
Lettre à mon meilleur ami (G)
C’est à toi que revient le soin de rassembler mes écrits de mes différents sites internet. Et d’en réaliser une version papier sur Lulu.com (par exemple), ainsi qu’une version épurée pour mon mari et pour mes parents (épurée c’est tout sauf les deux blogs que tu connais et peut-être quelques chapitres hard de mon site).
Publié par : centpourcentvrai le : novembre 21, 2008
Une amitié amoureuse qui dure, qui dure…
Publié par : centpourcentvrai le : novembre 21, 2008
A la perte d’un être cher, on aimerait bien s’enfuir sur une île déserte pour pleurer toute seule. Mais non. Ce serait refuser aux gens la seule occasion qu’offre la société d’exprimer sa sympathie. C’est ainsi que les familles décomposées se font la bise le temps d’une cérémonie, que les cousins des deux familles remettent des noms sur les visages vieillissants, que les mauvaises langues constatent avec jubilation à quel point telle fille ressemble à sa mère et combien la couperose est un signe distinctif de l’autre famille.
On peut aussi constater que les collègues sont soit aimants soit conformistes, puisqu’ils sont tous présents, en délégation, gauches et ridicules dans leurs habits multicolores ou noirs. Sauf peut-être l’ennemi déclaré à qui on a jugé bon de ne pas faire passer le message ! Quoique assister à l’enterrement soit une parfaite méthode non verbale de passer l’éponge et de s’engager vers la réconciliation.
Les enterrements, ça devrait avoir lieu plus souvent !
Oui, puisqu’on peut y pleurer à sa guise, entre l’Ave Maria de Schubert et l’Adagio d’Albinioni, en passant par Jacques Brel, les yeux rouges sont assurés…
C’est l’occasion de réfléchir en se mouchant souvent à sa propre cérémonie pendant le long défilé (pourvu qu’il ne s’arrête jamais) de villageois présents ou représentés qui tracent des signes religieux sur le cercueil et bredouillent des condoléances à quelques membres de la famille.
Ensuite, comme dans les films, les conversations reprennent tandis que l’on suit le corbillard à pied. Au cimetière enfin, on en profite pour aller arracher quelques mauvaises herbes sur ses propres tombes. Puis on compte les couronnes de fleurs et on calcule mentalement l’espérance de vie des noms gravés dans le marbre.
Enfin, il est temps pour ceux qui restent d’aller prendre l’apéritif. Là on se réjouit de s’être retrouvés, on se promet de se revoir avant le prochain enterrement, et de tenir parole. Et peu à peu, le calme revient au fur et à mesure que chacun retourne à ses activités. Jusqu’à ce que l’alcoolique de service ait fini par décrocher, la famille a de la compagnie.
Il faudra encore pendant quelques jours subir les appels de ceux qui n’ont pas pu venir, et ne savent pas quoi dire, parler à leur place, raconter les derniers jours, et dire que c’est mieux ainsi, qu’il n’a pas trop souffert, que les parents se sont enfin retrouvés, et que untel des officiels était présent, que l’oncle a beaucoup vieilli et que la grand-mère n’a plus toute sa tête, que c’est regrettable cet accident, et tel autre qui a un cancer, quelle poisse cette maladie, d’ailleurs il y avait une collecte…
Publié par : centpourcentvrai le : novembre 21, 2008
A tous les hymens reconstitués
A tous les certificats de virginités
A toutes les joues mordues
A tous les linges tachés
A tous les honneurs perdus
A toutes les femmes répudiées
A toutes les adultères lapidées
A tous les hypocrites ridiculisés
A tous les mâles mystifiés
Non aux clitoris excisés
Non aux ceintures de chasteté
Non aux jambes écartées
Des mâles satisfaits… d’être mâles
Non aux pénétrations anales
Pour faire bander des obsédés
Non aux vies confisquées
Pour d’impuissants vieillards
Non aux vieux libidineux anars
Non aux viols conjugaux au lit
Non aux grossesses subies
Que vivent les jeunes amants
Avec leurs pénis adolescents
Leurs sentiments évanescents
Leurs ardeurs, leurs tourments
Leurs fantasmes inavoués
Leurs orgasmes incontrôlés
Leurs amours improbables
Leurs pudeurs respectables
Publié par : centpourcentvrai le : novembre 21, 2008
Si j’ai si peu de goût pour la fiction, c’est que je connais dans la réalité des situations et des récits qui dépassent de loin tout ce que j’ai pu lire ou voir dans les films. Mon expérience du secret, depuis ma plus tendre enfance, la fréquentation de groupes anonymes, m’ont rendue dépositaire de multiples secrets, outre les miens. Que de fois ne me suis-je pas mordu la langue pour ne pas révéler un secret ? Pour ne pas trahir une intuition ?
Mon expérience me souffle par exemple que si cette femme a autant d’assurance au travail, c’est parce qu’elle a été la maîtresse du chef. Il me faudra attendre patiemment la confirmation par un mot, une parole. Car il est possible que tout le monde soit au courant mais que personne ne parle. Ou que tout le monde soit censé se taire, et que le secret transpire, par des imprudences successives, ce qui est fréquent en province. Ainsi, L. a dit à sa compagne qu’une femme du groupe anonyme qu’il fréquente avait annoncé avoir un amant. Elle me l’a répété le jour où nous avons eu elle et moi la révélation qu’une autre femme du même groupe avait une aventure avec ledit L. Je dois surveiller mes paroles car le mari de cette femme que j’ai vu au bras d’un autre, vient d’entrer dans le jeu, peut-être à la recherche d’une vérité qu’il soupçonne inconsciemment.
Mes ennuis dans l’immeuble ont commencé à la visite d’un ramonneur-fouineur. On sait que quelqu’un a parlé à de subtils changements d’attitude. J’avais deviné puis j’ai eu confirmation que deux hommes se sont parlé, qu’ils se sont ouverts l’un à l’autre sur leur folie. Et quand je vois l’un, je sais qu’il sait probablement que je sais qu’il sait ma relation avec un fou, et peut-être qu’il se doute que je sais aussi qu’il est fou…
Publié par : centpourcentvrai le : novembre 21, 2008
Je ne me fais pas d’idées mais…
Il ne me laisse pas toucher son portable qu’il garde près de lui, il dépasse toujours son forfait, il dit être heureux quand je m’en vais, quand j’ai des activités personnelles, et s’enquiert de mes prochains déplacements. Cette fois-ci, il m’a appelé très tôt, trop tôt, comme s’il voulait être tranquille ensuite, et puis le bruit de fond n’était pas habituel, et son rire était un peu forcé, le rire qu’il réserve aux autres.
Je ne me fais pas d’idées et je le lui dis lorsque dans la salle de bain, me sautent aux yeux deux brosses au lieu d’une. Les cheveux blonds, presque blancs et très fins sont si courts qu’ils ne m’évoquent personne a priori. Enfin pas plus d’une ou deux personnes…
« Qu’est-ce que j’en sais, moi, d’où vient cette brosse ? »
C’est classique, pris sur le fait, il faut toujours nier !
Non, vraiment, je ne suis pas jalouse, mais je me souviens soudain que la voisine, la perfide, a un jour mentionné une belle dame dans nos visiteurs. Maintenant j’ai ma petite idée, c’est peut-être une reine de beauté comme la première femme dont il a été amoureux. Il me l’a présentée d’ailleurs, ils se font la bise. C’est louche ?
Et ce goût récent pour le travail du samedi ? Et ce sursaut lorsque je le découvre le téléphone à la main ?
Je ne suis pas suspiscieuse, et encore moins jalouse, je ne peux me permettre ce sentiment, mais…